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Syndicat Départemental |
Le 12 mars, le président du CHS a démissionné
après la demande de report d'un groupe de travail formulée par
les représentants du personnel. Dans sa lettre de démission, il
déplore le manque d'empressement des directions locales à mener
une véritable action à long terme en matière d'hygiène
et de sécurité.
La CFDT partage ce constat mais elle le juge insuffisant. Elle n'admet pas qu'un
responsable administratif de ce niveau n'assume pas les responsabilités
qui lui ont été confiées par l'administration centrale.
Pourtant tout aurait pu se dessiner pour le mieux. L'étude ergonomique financée par le CHS avait conduit à la première réalisation, le bureau des Douanes de Chambéry-CRD. Ce bureau a été entièrement rénové et le personnel est rentré dans ses nouveaux locaux mi-décembre 2001. L'opération a été menée avec l'investissement des agents et du chef de service, sous la responsabilité des services de direction et du directeur régional. La collaboration avec l'intervenant du cabinet d'ergonomie a été très fructueuse, le résultat obtenu est satisfaisant et apprécié par les agents du site.
Aujourd'hui le directeur des Douanes et futur ex-président du CHS se félicite d'avoir conduit cette opération. Rappelons qu'il a fallu la volonté et la détermination des représentants du personnel pour faire aboutir ce projet que ce président-directeur, à son arrivée, a tenté de torpiller avec la complicité bienveillante et même active des autres directeurs (cf. nos comptes rendus précédents).
La tâche n'est pas finie, les travaux sur les deux autres sites concernés par le projet (RP Impôts Aix, Trésorerie Montmélian) doivent être réalisés cette année. La CFDT et ses partenaires syndicaux veilleront à ce que ces opérations soient menées à terme dans lesmeilleurs délais, ainsi que s'y sont engagées les administrations.
Nous avons toujours défendu l'idée qu'en l'absence d'un programme de prévention fort pour orienter les actions du CHS : sans réflexion suffisamment approfondie, il n'est pas possible de conduire une politique Hygiène et Sécurité efficace. Malheureusement, les administrations ont choisi de persister dans leurs errements antérieurs dont elles semblaient parfois vouloir accepter de sortir. C'est sans doute pour cela qu'elles se sont soigneusement abstenues (à l'exception notable de la DRIRE) de participer au stage de formation organisé à l'automne 2001 par la DPMA* pour TOUS les membres du CHS, et à laquelle les représentants du personnel se sont sentis bien seuls ! Les chefs des directions locales ont raté là une bonne occasion d'entendre énoncer par l'administration centrale un certain nombre de principes et de règles de fonctionnement que nous ne cessons de rappeler à longueur de séances.
La convocation le 12 mars d'un groupe de travail baptisé "propositions d'actions" était censée être à la base de l'établissement du budget pour l'année à venir. Or les documents préparatoires n'ont été disponibles qu'au dernier moment (le vendredi pour le mardi), certains ont encore été remis le matin même. Il est vite apparu qu'aucun programme de prévention n'était prévu et qu'une nouvelle fois les propositions d'actions n'obéissaient qu'à la recherche d'un complément de financement pour le budget de chaque direction. Certaines anomalies graves y étaient même évidentes (voir encadré).
Le grapillage conduit au gaspillage : nous en avons eu une nouvelle fois la preuve avec une des fiches du Trésor qui demande au CHS de financer en 2002 la dépose de films solaires dont la pose a été payée… par le CHS en 1998 (Trésorerie de Yenne). A l'origine, l'administration du Trésor n'avait pas cru bon de faire une analyse suffisamment précise des besoins réels des agents. Après coup, à la lecture du registre Hygiène et sécurité du site, on s'est aperçu qu'il s'agissait de répondre à la crainte d'une agression et non pas à une question de luminosité (au contraire, la pose de ces films avait détérioré les conditions d'éclairement du bureau). Aujourd'hui, l'administration entreprend de poser des barreaux et voudrait faire payer au CHS une partie de l'opération. Voilà concrètement à quoi conduit l'absence de programme de prévention. |
Les représentants du personnel ont donc demandé
le report du groupe de travail, pour essayer malgré tout de travailler
correctement au bénéfice de tous les collègues. Le président
a utilisé cette démarche qui se voulait positive pour saborder
le navire et faire endosser la responsabilité du naufrage aux autres
directions.
En tant que directeur des douanes, pense-t-il ne plus rien avoir à attendre
du CHS, pour sa direction et surtout pour lui-même ? Ou réalise-t-il
un désir refoulé ? En effet, dès son arrivée, et
à trois reprises successives, ce président avait déjà
souhaité laisser sa place à qui voulait la prendre.
Au-delà de cette belle constance se pose maintenant la question de l'avenir. Manifestement, le CHS dans les conditions où il devrait fonctionner réellement n'intéresse pas les directeurs. Tant qu'il s'agit de récupérer des crédits sans trop de peine, ils sont présents. Mais s'il faut s'investir réellement et y mettre du temps et des moyens, les questions d'hygiène, de sécurité, de santé et de conditions de travail des personnels les intéressent beaucoup moins.
Démission du président ou pas, la CFDT souhaite pouvoir reprendre dans les meilleurs délais sa mission de représentation et de défense des personnels dans le cadre du CHS. Les administrations doivent tout mettre en oeuvre pour assurer le fonctionnement correct de cette instance conformément aux directives ministérielles. Aucun agent ne comprendrait que les directeurs puissent continuer à traîner les pieds en permanence, à se renvoyer la balle entre eux ou à chercher à tirer la couverture à soi sur des questions aussi centrales.
Cet incident, au-delà de l'épiphénomène de la démission du président, doit être l'occasion de redémarrer très rapidement sur un fonctionnement conforme à l'esprit des CHS.
Chambéry, le 18 mars 2002
| Dernière mise à jour : 20/03/2002 | |
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